Histoire du cacao

Le cacao aux lendemains de l’indépendance du Cameroun

L’administration camerounaise, qui a  hérité de l’infrastructure institutionnelle mise en place par l’administration coloniale, poursuit la politique de développement de la cacaoculture.

 Le 1er Plan Quinquennal 1961/65 prévoit l’intensification de la production de boutures, financée par la Caisse de Stabilisation des Prix du Cacao. Des champs de semences sélectionnées, précoces et à haut rendement, sont mis en place à Nkoemvone en 1960. Ils seront à la base d’un programme « Plantations nouvelles ». Face à la menace du potentiel du verger national par les capsides,  une lutte anticapside démarre en 1960/61. Elle est assurée par la Direction de l’Agriculture et financée par la Caisse de Stabilisation des Prix du Cacao.

L’Ecole Nationale Camerounaise d’Agriculture est créée en 1960. Elle deviendra l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie en 1972 et, formera des ingénieurs Agronomes et des Travaux Agricoles.

Des Zones d’Actions Prioritaires Intégrées (ZAPI) sont créés à partir de 1966 dans les bassins de production du Centre, du Sud et de l’Est. Ce sont des organismes d’encadrement des planteurs. Ils  assurent la vulgarisation des  techniques, la distribution des moyens de traitement phytosanitaire, l’entretien des pistes, le crédit aux cacaoculteurs, la promotion des cultures vivrières, la santé et biens d’autres services allant jusqu’à l’approvisionnement en produits de première nécessité.

La production commercialisée atteint le niveau recours de 111869 tonnes au cours de la campagne 1970/71.

 Les ZAPI sont dissoutes en 1975 au profit de la Société de Développement du Cacao (SODECAO) créée par un décret du 2 février 1974. La SODECAO a pour principale objet la régénération cacaoyère.