Drapeau

                                                                                                                                          Drapeau Cameroun

Prix

Marché International du 31 août 2017 ** Cacao CAF Londres: 1 069 F CFA/Kg FOB Douala : 985 F CFA/Kg prix d’achat par les Exportateurs à Douala Mini: 875 F CFA/Kg Maxi : 900 F CFA/Kg**** Cafe Arabica NEW YORK : 1541 F CFA/Kg FOB Douala : 1446 F CFA/Kg;***** Café Robusta CAF Londres 1154 F CFA/Kg FOB Douala 1068 F CFA/Kg Prix d'achat du café marchand dans le moungo : Mini : 550 F CFA/Kg Maxi : 750 F CFA/Kg;

Histoire du cacao

Le cacao, originaire d’Amérique

Le cacao est originaire des forêts tropicales de l'Amérique centrale. Il  était cultivé par les Mayas et les Aztèques qui le consommait sous forme de breuvage appelé " Tchocolatl "(eau amère). Les fèves de cacao étaient grillées et broyées sur des pierres brûlantes. La pâte obtenue était chauffée puis mélangée avec de l'eau. L’on y ajoutait de la vanille, du poivre, de la cannelle et de l'anis. La boisson était reconnue nourrissante, fortifiante et aphrodisiaque.

Les Mayas et les Aztèques utilisaient aussi les fèves de cacao comme monnaie.Ainsi, un lapin coutait 10 fèves. Un esclave valait 100 fèves. Les transactions les plus importantes étaient faites dans une unité appelée « Carga », qui contenait 24 000 fèves. Cette unité représentait le poids maximal transportable à dos d’homme.

La découverte du cacao par l’Espagne

L’Occident découvre le cacao au 16ème siècle, au contact du nouveau monde. Christophe Colomb, qui depuis 1492 cherche pour le compte de l’Espagne une nouvelle route menant aux Indes, mouille lors de sa 4ème expédition à la presqu’île de Managua(actuel Honduras) en juillet 1502. Des indigènes viennent à sa rencontre et lui offrent des présents, parmi lesquels des fèves de cacao. Mais il n’y accorde aucune importance.

Dix-sept ans plus tard, le conquérant espagnol Hernan Cortés débarque à Tenochtitlan (actuelle ville de  Mexico).Le roi régnant Moctezuma le reçoit avec faste. Il lui fait servir le Tchocolatl et une plantation de cacaoyers.Deux ans plus tard, la capitale Tenochtitlan est mise à sac par les espagnols et  tombe en août 1521.

En 1524, Cortès, devenu  Gouverneur de l’empire aztèque appelé désormais la Nouvelle Espagne, expédie une cargaison de cacao  à Charles Quint, Roi d’Espagne et Empereur du Saint Empire Romain Germanique. Il apporte lui même quelques années plus tard la recette du chocolat à la cour d’Espagne. Celle-ci ne tarde pas à adopter la nouvelle boisson. Son expansion en Europe peut dès lors commencer.

L’expansion du chocolat en Europe

L’engouement du Chocolat en Espagne est tel que les dames de la cour s’en font servir jusque dans les églises, provoquant une controverse à laquelle le Pape Pie V tranche en 1569, sans mettre  fin, en déclarant que le chocolat n’interrompt pas le jeune.

 Les italiens découvrent la recette entre 1594 et 1606.

En 1615, c’est au tour de la France à la faveur d’une alliance entre les familles royales espagnole et française. Anne d’Autriche, fille du roi d’Espagne Philippe III, épouse Louis XIII et introduit à la cour de France son goût pour le chocolat. Elle en fait des adeptes qui attribuent au chocolat des vertus curatives.

Bientôt, le cacao fait l’objet d’un commerce mondial avec les hollandais. A partir de 1634, ils en détiennent le monopole pendant un siècle.

Les allemands font la connaissance du chocolat dans les années 1640 à partie de l’Italie.

Quant aux anglais, c’est à partir de la France dans les années 1950. La première maison de chocolat y est ouverte en 1957 par un français.  

Les Allemands introduisent le cacao au Cameroun

En 1884, Nachtigal signe au nom de l’Allemagne, des traités de protectorat avec les chefs Doualas. Trois ans plus tard, en 1887,des semences provenant de Sao Toméy Principe, mais aussi d’Amérique Latine et des Antilles, sont introduites à Bimbia dans l’actuelle région de Limbe.

Les colons allemands mettent en place un système de plantations industrielles. Dès 1897, l’on compte déjà 7 plantations dont l’une,  la « West Afrikanische Pflanzungsgesellschaft  Victoria » (WAPV), est la plus grande connue du monde  avec une superficie d’environ 7800 hectares.

En 1913, à la veille de la première guerre mondiale, l’on dénombre 58 plantations  employant 17 827 travailleurs. 5300 tonnes de cacao sont exportés pour une valeur de 5,3 millions de marks représentant en valeur 36% des exportations totales du Cameroun.

La France développe la cacaoculture au Cameroun

Aux lendemains de la première guerre mondiale, l’administration française encourage la diffusion de la cacaoculture afin de pouvoir assurer le paiement de l’impôt de capitation et, de favoriser la consommation de ses produits manufacturiers par les  indigènes.

Des mesures incitatives et coercitives sont prises. Ainsi, des agents agricoles assurent la vulgarisation et distribuent gratuitement des cabosses. Un ordre du Mérite Indigène au titre du Cacao est institué. Des commissions chargés d’élaborer et d’exécuter des « plans agricoles » sont crées dans chaque circonscription administrative. Un Code de l’Indigénat institué en 1924 prévoit parmi les infractions passibles d’une peine, le mauvais état d’entretien des plantations.

Toutes ces mesures ne tardent pas à portent des fruits. En 1929, la Cameroun sous administration française exporte  10 021 tonnes, chiffre record pour une valeur de 36,83 millions de francs représentant 22,4% des exportations globales.

L’administration coloniale finance l’économie cacaoyère

Une loi du 30 avril 1946 crée le Fonds d’Investissement pour le Développement Economique et Social des Territoires d’Outre-mer (FIDES). Le FIDES finance la création, l’équipement et le fonctionnement des centres de recherche et de vulgarisation de la cacaoculture, notamment :

- le Centre de recherche de Nkolbisson à partir de 1953 ;

- la station expérimentale de Nkoemvene à partir de 1954 ;

- le secteur expérimental de modernisation agricole des cacaoyères (SEMAC) à partir de 1953.

Une banque agricole, le Crédit du Cameroun, est fondée en 1949 afin de permettre au planteur disposant d’un simple droit coutumier de propriété, d’accéder à un crédit pour créer, agrandir sa plantation de cacao ou acquérir des appareils et produits phytosanitaires.

L’administration coloniale française crée aussi un Compte Soutien Cacao alimenté par une taxe de sortie en 1947. Une réalisation majeure dudit Compte est l’aménagement de la route Mbalmayo-Sangmélima, une des principales routes d’évacuation du cacao.

En 1949, les exportations de cacao atteignent le chiffre record de  48 014 tonnes pour une valeur de 3, 18 milliards de francs, soit 47, 1% des exportations totales.

Un Fonds d’encouragement à la production de cacao est institué en 1952 face à une baisse de la production intervenue en 1950. Ce Fonds servira au financement des traitements et au renforcement des équipes phytosanitaires.

Le 16 décembre 1955, un décret portant création d’une Caisse de Stabilisation des Prix du Cacao du Cameroun vient consacrer la politique française de soutien et de financement de la cacaoculture.

En 1960, le Cameroun indépendant la conservera pour donner une nouvelle impulsion à l’économie du cacao.

Le cacao aux lendemains de l’indépendance du Cameroun

L’administration camerounaise, qui a  hérité de l’infrastructure institutionnelle mise en place par l’administration coloniale, poursuit la politique de développement de la cacaoculture.

 Le 1er Plan Quinquennal 1961/65 prévoit l’intensification de la production de boutures, financée par la Caisse de Stabilisation des Prix du Cacao. Des champs de semences sélectionnées, précoces et à haut rendement, sont mis en place à Nkoemvone en 1960. Ils seront à la base d’un programme « Plantations nouvelles ». Face à la menace du potentiel du verger national par les capsides,  une lutte anticapside démarre en 1960/61. Elle est assurée par la Direction de l’Agriculture et financée par la Caisse de Stabilisation des Prix du Cacao.

L’Ecole Nationale Camerounaise d’Agriculture est créée en 1960. Elle deviendra l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie en 1972 et, formera des ingénieurs Agronomes et des Travaux Agricoles.

Des Zones d’Actions Prioritaires Intégrées (ZAPI) sont créés à partir de 1966 dans les bassins de production du Centre, du Sud et de l’Est. Ce sont des organismes d’encadrement des planteurs. Ils  assurent la vulgarisation des  techniques, la distribution des moyens de traitement phytosanitaire, l’entretien des pistes, le crédit aux cacaoculteurs, la promotion des cultures vivrières, la santé et biens d’autres services allant jusqu’à l’approvisionnement en produits de première nécessité.

La production commercialisée atteint le niveau recours de 111869 tonnes au cours de la campagne 1970/71.

 Les ZAPI sont dissoutes en 1975 au profit de la Société de Développement du Cacao (SODECAO) créée par un décret du 2 février 1974. La SODECAO a pour principale objet la régénération cacaoyère.

L’office National de Commercialisation des Produits de Base (ONCPB)

L’ONCPB est créé par une loi du 09 septembre 1976. C’est un établissement industriel et commercial chargé de :

La régularisation au niveau des planteurs, des prix d’achat des produits de base ;

L’organisation et le contrôle de la commercialisation des produits de base à l’intérieur et à l’extérieur ainsi que le monopole sur les marchés mondiaux ;

La recherche et l’application de toutes les mesures propres à améliorer la qualité et à développer la production.

L’ONCPB encourage le développement de la production à travers :

- des subventions à la SODECAO et aux coopératives ;

- des primes à la régénération cacaoyère ;

- des ristournes aux cacaoculteurs ;

- des plantations modèles respectivement à Ikiliwindi dans le Sud-ouest et à Mengueme dans la région du Sud.

Une production record de 132800 tonnes est enregistrée au cours de la campagne 1987/88. Mais les années 80 sont celles d’une baisse prolongée des cours. La livre poids de cacao ne voit plus que 57,53 Cents dollars en 1990, contre 118,06 dix ans plutôt.  Cette baisse généralisée se prolonge dans les années 90, pour atteindre un plancher de 40,27 en 2000.

C’est dans ce contexte qu’intervient une restructuration des filières qui aboutira à la fermeture de l’ONCPB et la création de l’Office National du Cacao et du Café (ONCC).

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